Communiqué de la GA. Conférence sociale : les licenciements n'attendent pas.
Comme annoncée par le nouveau gouvernement, la Conférence sociale des 9 et 10 juillet n'a débouché sur aucune décision concrète. Sous l'auspice du dialogue social, toute une série de négociations ultérieures sont planifiées dans le temps entre « partenaires sociaux » selon la fallacieuse expression consacrée.
Des pistes de travail sont quand même révélatrices d'une volonté politique de ne pas mettre fin à une politique d'austérité qui demande toujours plus de sacrifices aux salariéEs. Ainsi en est-il du « grand moment de rigueur » invoqué par Mme Lebranchu, ministre de la Fonction publique : le gel des rémunérations n'est pas remis en question et la diminution de l'ordre 2,5% du nombre de fonctionnaires dans les ministètres non prioritaires se profilent bien à l'horizon.
De même, si l'annulation de la TVA antisociale voulue par N. Sarkozy est programmée, sous couvert de réforme du financement de la protection sociale, une augmentation de la CSG est à l'ordre du jour. Cette mesure inévitablement ponctionnera le revenu des salariéEs, des chômeurs et des retraitéEs.
C'est inacceptable !
Une avalanche de plans de licenciements, des fermetures d'entreprises sont annoncées dans des délais très rapides, mettant en jeu 75 000 emplois selon des organisations syndicales.
Dès le 12 juillet, la fermeture de PSA Aulnay et la suppression de 3000 emplois pourraient être annoncées.
Renvoyer, dans ces conditions, à une concertation ultérieure sur « la sécurisation de l'emploi » avec un Medef dont les membres sont responsables des licenciements annoncés, pour le gouvernement, c'est se priver de tout possiblité d'agir et laisser faire le patronat, les actionnaires.
Les contrats de génération sont inopérants par rapport à cette situation.
La seule solution politique c'est d'exiger toute la transparence sur la comptabilité des entreprises, de faire voter immédiatement une loi interdisant les licenciements dans les entreprises qui font des profits et leurs filiales.
Bien évidemment, la mobilisation des salariéEs est indispensable pour mettre fin à la toute puissance des patrons en matière d'emploi.
Enfin, pour la Gauche anticapitaliste, il faut une réforme fiscale qui mette à contribution les profits et cesse les cadeaux fiscaux aux plus riches.
Le 11 juillet 2012.













