Communiqué de la GA. Ne pas laisser la famille Peugeot casser l'emploi !

A l'occasion du comité central d'entreprise du 12 juillet, PSA, après avoir sciemment menti, a fini par confirmer les informations que les organisations syndicales avaient rendu public il y a déjà plusieurs mois, suite à la découverte d'une note interne.
Pour les salariéEs, les intérimaires employés par PSA et par ricochet les emplois indirects l'addition est terrible : 8 000 postes de travail supprimés en France, le site d'Aulnay fermé en 2014 (plus de 3000 emplois), Rennes fortement touché (1400 suppressions sur un total de 5600 emplois actuels).
Après avoir été arrosé d'aides publiques, et notamment 4 milliards d'euros ces dernières années, avec comme contrepartie l'engagement de ne pas licencier, la famille Peugeot fait payer les salariéEs.
C'est inacceptable !
Ce n'est pas aux salariéEs de payer la crise du système capitaliste.
Ce n'est pas aux salariéEs, à leurs familles, de payer pour les actionnaires qui ont été largement engraissés par l'augmentation de leurs dividendes les années passées.
Il faut en finir avec la dictature des actionnaires et de la famille Peugeot.
La Seine-Saint-Denis, déjà lourdement touché par la précarité, paye un lourd tribut à cette politique de destruction des emplois industriels.
Le gouvernement Ayrault est face à ses responsabilités. C'est le moment, pour lui, de montrer que le super-ministère du Redressement productif est un autre chose qu'un nom ronflant.
Il est hors de question que les salariéEs et les intérimaires deviennent de futurs chômeurs. Plus que jamais, il faut une loi interdisant les licenciements, à commencer par les entreprises qui font des profits. C'est ce que la Gauche anticapitaliste, avec ses partenaires du Front de gauche, s'emploiera à défendre.
L'heure est à la lutte, à la résistance unitaire pour empêcher la destruction de 8000 emplois et la fermeture d'Aulnay.
La Gauche anticapitaliste soutient toutes les initiatives et luttes des salariéEs de PSA : grève, occupation des sites de production, etc
Il faut mettre hors d'état de nuire la famille Peugeot, placer l'entreprise sous contrôle public, engager des mesures garantissant l'emploi, favoriser une production utile socialement et soutenable sur le plan écologique.
Le 12 juillet 2012.