Communiqué de la GA. Sanglante répression en Afrique du sud.
La police sud-africaine a tiré des rafales d'armes automatiques, jeudi 16 août, sur des mineurs en grève : au moins 30 morts selon le syndicat NUM et de très nombreux blessés.
Les mineurs en grève, de la mine de platine Lonmin, à Marikama, manifestaient pour des augmentations de salaire. Plusieurs centaines de mineurs avaient démarré cette grève depuis le 9 août. Après l'échec des négociations, la direction les menaçait de licenciement s'ils ne reprenaient pas le travail.
Le sous-sol sud-africain est riche en métaux précieux. Les compagnies minières gagnent beaucoup d'argent tandis que les mineurs vivent, bien souvent, dans la pauvreté.
Ainsi, les mineurs de Lonmin habitent des taudis insalubres, sans eau courante. Ils touchent des salaires de misère, selon les déclarations d'un mineur gréviste. C'est pourquoi, ils voulaient une augmentation permettant de percevoir un salaire équivalent à 1205 euros par mois au lieu des 400 euros actuels.
Si l'apartheid a été aboli en 1994, les problèmes sociaux, les inégalités sociales sont toujours bien présentes et peuvent prendre un caractère explosif.
Le porte-parole de la police s'est défendu en tentant d'expliquer que les policiers avaient agi en état de légitime défense. La disproportion des forces sur le terrain annule cette pitoyable tentative de justification.
Ce qui s'est passé est indéfendable. Il s'agit ni plus ni moins que du meurtre de travailleurs en grève.
La Gauche anticapitaliste affirme sa solidarité avec les mineurs en grève, leurs organisations syndicales et exige que les responsables de cette tuerie soient jugés et condamnés.
Le 17 août 2012.













